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Comprendre la proportion divine ou spirituelle de chaque être humain représente un aspect important de la vie.

Cette dimension de la santé constitue un enjeu essentiel pour tous les étudiants en médecine, parce qu’elle est non matérielle. Dans la pratique clinique, bien souvent, elle est oubliée voir occultée.

En réalité il existe une partie non physique que l’ont peut appeler esprit. Cet esprit possède une dimension spirituelle au-delà du physique et du psychique. Charaka Samhitâ est le seul texte médical ancien qui prend en compte cet aspect.

Les éléments de la conscience de l’homme  :

L’âme qui réside dans le corps physique et représente le principe de la conscience est appelée conscience et se nomme aussi « chetana dhatu »  tissu de conscience, le traité de  commence par distinguer différents types de personnes :

Les origines se trouvent en réalité dans Kato Upanishad, qui expose :

« Les objets sont dits supérieurs aux organes des sens. L’esprit est supérieur aux objets et l’intellect est supérieur à l’esprit. De la même manière, le soi supérieur est supérieur à l’intellect, qui lui même est inférieur au non manifesté. Ce non-manifesté se trouve inferieur au soi supérieur et enfin au soi cosmique ou à l’âme de l’univers. Ce soi cosmique constitue l’objectif final.

Charaka considère donc 3 types d’individus:

  • celui qui ne contient que le soi supérieur,
  • celui qui contient les 5 éléments de l’univers et l’âme
  • celui qui contient les 24 éléments de la création de l’univers.

Or d’après le texte, seul le deuxième type de « persona » pourra être traité médicalement à l’aide :

  • les thérapies basées sur le raisonnement, médicaments et thérapies corporelles car le corps physique est composé de ces 5 éléments.
  • Les traitements spirituels pour l’esprit et le soi supérieur ou l’accent est mis sur « rajas » et « tamas ». En effet, ces deux aspects ou qualités doivent diminuer pour apaiser l’esprit.

De plus Charaka mentionne que nous sommes tous responsables des graines que nous plantons. Et donc des fruits qui en résultent.

Ainsi, la partie concernant les traitements spirituels constitue importante pour le tissu de la conscience.

On observe donc que la typologie individuelle est importante en terme de traitements.

Pour aller plus loin dans la connaissance de soi, les textes anciens on différencié les deux dimensions suivantes :

  • Le soi individuel : celui qui va agir et générer le fruit de ses actions.  Ce soi vit les actions et leurs conséquences dans cette vie.
  • Le soi cosmique : celui qui regarde l’ensemble en tant que spectateur, celui ci n’est pas acteur.

 Comme cela a été mentionné plus haut, le soi cosmique et sa compréhension constitue le principal contenu de la spiritualité, la libération ou « moksha » ne peut être atteinte que par cette connaissance et au delà cette conscience permanente.

Or pour connaître le soi cosmique, il convient de revenir aux Upanishad de nouveau :

« Celui qui voit la globalité ou le tout à l’intérieur de lui-même et se voit lui-même à l’intérieur de la globalité ne peut jamais rien détester. »

De la même manière, Charaka  dit que tous les êtres ont un point commun, que nous ne différons les uns des autres que par nos noms et nos formes. Nous sommes donc tous semblables en essence, la souffrance provient de la fausse notion d’appartenance.

Charaka mentionne également que toutes les sensations cessent d’exister en état de Yoga ou de libération.

Le Yoga est la méthode décrite & suivie par les Upanishad pour atteindre la libération et la possible absence de « rajas » et « tamas » ou la destructions des graines passées que nous avons plantées ainsi que leurs conséquences.

La plaisir ou la douleur apparaissent lorsque les organes des sens, puis l’esprit rentrent en contact avec des objets extérieurs. Mais, lorsque l’esprit est stable et concentré,  sur lui même les deux types de sensations disparaissent en raison d’une non-stimulation neuronale et certaines facultés apparaissent alors chez la personne concernée.

« rajas  et tamas » = appartiennent à la cosmogonie indienne donnée par la philosophie de Samkhya. Elles représentent deux principes fondamentaux.

Rajas est associé à l’activité, féroce comme un tigre et active comme une biche, hyperactif, infatigable, associé aux passions à la douleur, et à toutes sortes d’activités. Attaché aux actions et leurs fruits.

Tamas représente l’inertie ou un animal peureux, il y a plus de violence intérieure, noirceur, la léthargie et la paresse sont ses attributs, aucun intérêt pour quoi que ce soit, indifférent. Cynisme et délusion, aspire à la revanche.

References Ref cha sha 1,16. Kato upanishad 1/3 10-11. Traduit et adapté de Yoga Mimamsa 2018 par Vd B Deschamps pour Heart of Ayurveda © tous droits réservés.

Cet article ne se substitue pas à une consultation médicale, ni à une consultation ayurvédique, pensez à consulter.

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