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Être végétarien veut dire ne pas manger de viande ou de chair animale, mais exclusivement des aliments de nature végétale et des sous produits d’origine animale, tels que les produits laitiers et les œufs non fécondés.

Une différence de taille avec les végétaliens qui eux ne consomment ni laitages, ni œufs, ni chairs animales.

Un repas équilibré se compose de :

        • Protéines animales ou végétales,
        • Carbohydrates
        • Lipides
        • Minéraux

   

L’Ayurveda parle d’un équilibre que l’on atteint par l’utilisation des six goûts (doux, acide, salé, piquant, amer et astringent) et l’équilibre entre les énergies chaudes et froides.

Plus précisément : il est dit que si les 6 goûts sont utilisés en quantités adéquates, ils apportent des bénéfices pour tous les êtres; consommés de manière inadéquate, ils deviennent alors nuisibles.

 

Les 20 qualités associées aux aliments et aux goûts rentrent elles aussi en considération, tel que l’aspect sec ou onctueux d’un aliment, lourd ou léger.

En réalité, si l’on s’intéresse aux facteurs causatifs de nombreuses maladies, on ne va pas y trouver directement la viande ou les produits laitiers comme le beurre clarifié ou le lait, mais des combinaisons, qui elles s’avèrent néfastes, ou une alimentation n’étant pas en accord avec le régime saisonnier à suivre.

En effet, les textes ayurvédiques ont bien classifié la viande animale dans diverses catégories. Le groupement de base est appelé Mamsa varga, le groupe des viandes.

La préparation Mamsa rasa, largement décrite dans les textes, correspond à la soupe de viande, est détaillée dans les procédures après les purifications de panchakarma  ou certaines maladies, afin de relancer le feu digestif largement décrite. Il n’est donc pas étonnant de trouver un groupe dédié aux viandes.

Exemple : la viande des animaux qui arrachent leur nourriture, ceux qui ont des terriers, est par nature chaude en énergie, lourde à digérer, douce en goût, aphrodisiaque; elle aide à renforcer le corps et son développement. Elle diminue la composante air et éther mais augmentent le feu ainsi que l’eau et la terre.

La chair des animaux carnivores est utilisée dans les problèmes d’hémorroïdes, les syndromes du côlon irritable, ou les cas d’immunité très faible, comme matière de traitement.

  • La viande de poulet possède les caractéristiques : onctueuse, douce, améliorant la voix et la nature du corps, elle augmente la force physique, les composants reproducteurs et diminue la composante associée à l’air-éther dans le corps.
  • La viande de porc elle, a pour qualités : onctueuse, promotrice de force et lourde, aphrodisiaque, nourrissante, augmente la transpiration. Elle décroît aussi la composante associée à l’air-éther.
  • Le poisson en général est lourd, chaud en énergie et doux en goût. Il promeut la force dans le corps, est nourrissant, onctueux et aphrodisiaque. Il diminue aussi la composante air-éther mais il a des effets néfastes sur le corps.

 

Que faut-il en déduire?

La réponse est vraisemblablement d’un autre ordre, plus éthique et aussi plus personnel :

Revenons sur les trois qualités primordiales, la lumière, le mouvement ou les passions, les ténèbres (satva, rajas et tamas); données dans tous les textes yogiques et védiques. Si nous reprenons le dernier objectif de la vie terrestre, il s’agit de libérer l’âme (moksha) pour ne pas s’incarner à nouveau. Pour cette raison on ira vers une nourriture dite satvique, c’est à dire qui nous pousse vers les qualités et attributs de la conscience, la pureté, la lumière, induisant une alimentation qui ne sera pas animale.

Bien évidemment si l’on veut avancer sur le plan spirituel, on choisira une alimentation qui n’est pas rajastique…et qui n’augmente pas les passions dans l’esprit. Hors les chairs animales sont par leur nature même rajastiques, ainsi que l’ail, le piment ou les oignons. Ces substances ont pour vertu d’agiter l’esprit, l’éloignant ainsi de la paix et la sérénité.

Decider d’opter pour un régime végétarien peut être expliqué par :

  • Le feu digestif est faible de manière générale ou n’arrive pas à digérer la viande/ le poisson qui sont lourds par nature.
  • Parce que d’un point de vue éthique, et de santé : un animal rempli de produits chimiques, auquel on administre tous les traitements antibiotiques, les vaccins, souvent mal nourri, mal traité et mal aimé, tout cela pour minimiser les coûts de production…… Ce qui donne un animal malade avec une série de tissus non correctement constitués et par conséquent une mauvaise qualité de viande. Plus cet animal est élevé sans amour, uniquement dans le but de le tuer pour s’alimenter, plus la qualité de viande produite est mauvaise.
  • Le chemin spirituel qui vise à privilégier la conscience, et qui inclut bien souvent le précepte “ne pas tuer”.
  • Le respect de la chaîne alimentaire dans la nature, qui ne promeut pas l’élevage intensif actuel et impliquera une consommation nulle voir limitée de matière animale.

La question du végétarisme revient à remplacer les protéines animales lourdes par des protéines plus légères d’origine végétale type quinoa, légumineuses, soja & laitages. Ces protéines végétales sont indispensables ainsi qu’un apport en vitamines du groupe B non présentes dans l’ensemble des légumes…

Concernant les régimes végétaliens, les carences sont bien souvent inévitables et doivent être comblées. Carences en calcium, en vitamines B notamment …..

Les textes védiques indiquent qu’il est judicieux d’éviter une consommation régulière des aliments ci-après :

  • La viande séchée
  • Les légumes séchés
  • Les rhizomes et les stems de lotus
  • Les viandes des animaux malades
  • Les yaourts ou le butter milk (lait ribot) cuits.
  • Le fromage blanc ou la faisselle et autres préparations fermentées à partir du lait ribot.

 

Pour conclure : toute matière ingérée qui va pouvoir être digérée correctement par l’organisme et respecte la formation des tissus constituant le corps dans leur ordre propre est considérée comme un régime approprié, ce qui bien évidemment varie d’une personne à l’autre.

La véritable question reste finalement : comment avoir un régime équilibré en toute situation?

Ecrit part Vaidya Beatrice D pour Heart of Ayurveda © tous droits réservés

 

 

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